image d'illustration

Le 31 avril 2014 Communiqué de la Coordination des Intermittents et Précaires.

Réunis il y a quelques jours en Coordination Nationale nous nous réjouissons que notre message ait été enfin entendu par Monsieur Rebsamen.

Nous sommes ainsi soulagés de savoir qu’un homme politique, au-delà de ne pas renier ses engagements, sait agir pour garder son embryon de pouvoir. Par cet acte de fraternité avec notre lutte, nous nous permettons de suggérer à Monsieur Rebsamen de demander une modification d’intitulé de son poste en « Ministre du Travail, du Chômage et du Dialogue social », puisque par son non-agrément, il a compris que sa politique ne pourrait plus se faire sur la notion de plein emploi. Nous regrettons que le MEDEF ne comprenne pas cette demande de renégociation puisque nous étions parfaitement ouverts à dialoguer avec eux sur la base de nos propositions. Peut-être aurons-nous tout de même l’occasion de recroiser Monsieur Gattaz dans un couloir, lieu qu’il aime tant fréquenter, pour le saluer une dernière fois.

Nous prenons acte de la demande de dissolution de l’UNEDIC par le MEDEF. Ayant toujours été force de proposition, nous suggérons, avant que FO ne reprenne éventuellement la présidence de l’UNEDIC, que celle-ci soit entièrement refondue afin dʼen assurer une meilleure gestion pour l’avenir. Nous ne doutons pas que Force Ouvrière, ayant toujours fait preuve dʼune loyauté sans égale à ses convictions pour la défense des droits sociaux, accepte notre proposition quand bien même cette dernière lui confèrerait un peu moins de pouvoir.

Nous remercions également Madame Filippetti de son soutien, même si cette dernière nʼa pas grand chose à voir dans cette affaire puisqu’il sʼagit non pas de culture mais bien de droits sociaux. Les intermittents impliqués dans notre lutte se félicitent tout de même de savoir l’importance que le gouvernement accorde à la culture et sauront le lui rappeler en temps voulu.

Nous sommes enfin soulagés de savoir que notre camarade Franck de Bourgogne pourra à nouveau déguster un bouillon de légumes, qui plus est en compagnie de Madame Hidalgo que nous remercions d’ailleurs de nous avoir attribué les locaux que nous réclamions depuis si longtemps. Nous resterons fidèles à nos engagements et nous continuerons à tenir, rue Simon Bolivar, une permanence CAP pour informer les salariés de la CFDT licenciés par l’Unédic des règles d’indemnisations chômage et de leurs droits sociaux.

Ce que nous défendons, nous le défendons pour tous.

Le texte complet ; Les vrais-faux communiqués de F. Rebs’amen, A. Fillipetti, Medef, CFDT, FO, UIMM, A. Hidalgo, CIP-idf

Merci 🙂

Pas de fausses illusions mais une vraie émotion à la lecture des textes. J’ai été très touché par ces vrais-faux communiqués. Je trouve qu’il y a dedans une certaine forme de dignité de la lutte qui est exprimée malgré tout d’où le titre et l’image. Tout cela couvert par un immense désespoir. C’est pour cela que j’ai publié un de ces vrai-faux textes.

mélangé dans : chômage, lutte des classes, pauvreté, précarité & brouillé :

No Comments

Montre que tu as raison...

*