Les 30 Avril, 1er Mai et 2 Mai à 20h30
À la Bourse du travail de Périgueux


Cycle présenté par l’auteure de « Révolution bourgeoise et luttes de classe en France, 1789-1799 »


L’histoire grand public montre la Révolution française comme un moment de violence extrême et aveugle exercé par les classes populaires manipulées par des leaders révolutionnaires. Loin de ces clichés servant des intérêts de classe, les faits montrent comment les travailleurs urbains et ruraux ont mené des luttes autonomes pour un monde meilleur dépassant ainsi le contenu bourgeois de la Révolution, et forgeant de expériences pour les combats à venir.

Ce cycle sur cette période vise à rappeler que la lutte des classes n’est pas un concept forgé de toute pièce mais bien une réalité toujours d’actualité.

Connaître l’histoire du combat pour l’émancipation humaine est indispensable pour qui entend le poursuivre aujourd’hui.


Jeudi 30 Avril à 20H30

Projection du film «1788» de Maurice Failevic (1978, 1h40)

Dans un village en 1788, des paysans entrent en conflit avec le seigneur qui vend les terres communales et les dépossède ainsi d’un moyen de subsistance essentiel. Face à la crise économique et politique que traverse le pays, la perspective des États généraux et la rédaction des cahiers de doléances proposés par le roi, redonnent espoir aux paysans. Ce film décrit de façon éclairante la société rurale et les conflit de classes qui la traversent à la fin du XVIIIe siècle.

Vendredi 1er Mai à 20H30

1ère partie : De la crise de la monarchie à sa chute (1787-10 août 1792)

En 1789, la monarchie absolue et les structures économiques et sociales féodales sont en contradiction avec la montée en puissance de la bourgeoisie. La société est aussi traversée par la crise économique : hausse des prix, chômage, manque de terres pour les classes populaires et dette financière pour l’État. Alors que les conflits sociaux s’amplifient, la bourgeoisie espère des réformes : égalité des droits, libertés politiques et libéralisation de l’économie pour favoriser le commerce et l’industrie naissante. Les États généraux sont convoqués le 5 mai 1789 afin de régler le problème financier. Or, les événements qui en découlent vont permettre à la bourgeoisie d’accéder au pouvoir, alors que la mobilisation des travailleurs va mener à une radicalisation du processus révolutionnaire.

Samedi 2 Mai à 20H30

2ème partie : De la République au coup d’État de Bonaparte (1792-1799)

La République proclamée, les divisions entre bourgeois s’accentuent. Les Montagnards, proches des petits propriétaires, réalisent que l’appui des travailleurs est nécessaire au triomphe de la Révolution. Mais la bourgeoisie girondine, proche des milieux d’affaires, ne n’entend pas ainsi. Elle est éliminée grâce aux travailleurs parisiens qui réclament, dans un contexte de guerre et de crise économique, la Terreur contre les accapareurs, les spéculateurs et les contre-révolutionnaires. Les dirigeants montagnards au pouvoir institutionnalisent et retournent la Terreur contre les travailleurs. La chute des premiers, le 9 Thermidor (27 juillet 1794), ne fera qu’amplifier le processus contre-révolutionnaire.


Une large sélection de textes et de documents sera disponible à prix libre lors des soirées.


Organisé en collaboration avec Le Symbiote.


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